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Kotohira, un temple magnifique.

par | 10,Nov,2023 | 1 commentaire

Après avoir pris congé de notre hôte de Takamatsu, nous voici partis pour le sanctuaire de Kotohira. Nous redoutons cette journée car nous savons que nous allons gravir 1500 marches pour atteindre son sommet.

Le train, la grande passion des Japonais.

Pendant longtemps, le rêve numéro 1 des petits japonais était de devenir conducteur de train et plus particulièrement de Shinkansen. Aujourd’hui, c’est le second choix, le premier étant de devenir youtubeur. Mais, je comprends pourquoi ce métier fait autant rêver.

La montre à gousset d'un conducteur de train
Le poste de pilotage d'un train au Japon
Le train vu de l'extérieur

Au sortir de la seconde guerre mondiale, 95% du pays est détruit. Il faut tout reconstruire, y compris les infrastructures ferroviaires. Le Japon se dote alors d’un réseau avec un maillage complet. Villes et campagnes ne sont pas oubliées et il est aisé d’aller n’importe où avec simplement le train.

Il faut savoir que les compagnies d’exploitation des lignes sont privées. En effet, la grande compagnie public JR (l’équivalent de la SNCF) a été divisé en plusieurs entités dans les années 80. De plus, de nombreuses autres compagnies ont été créées pour l’exploitation de une ou deux lignes.

Une ville touristique.

Ce qui frappe lorsque l’on se promène dans la ville de Kotohira, c’est le nombre de commerces fermés. En effet, la petite galerie couverte semble déserte. Est-ce dû au covid ou pour une autre raison, nous n’aurons pas le temps de le découvrir. Par contre, dès que l’on arrive dans la partie du temps, tout s’anime.

Les escaliers prochent du ryokan

Beaucoup de commerces de souvenirs, de nourriture, des restaurants, tout cela concentré pratiquement sur une seule rue. On se rend bien compte que nous sommes dans une ville touristique. On commence aussi à gravir nos premières marches de la journée. Après avoir déposé nos sacs au Ryokan (au niveau de la 92ème marche) nous voici partis sur l’ascension pour le temple.

la fin des escalier de la partie ville de Kotohira
Des vendeuses de bonbons au-début du temple de kotohira
Une série de marches du temple de kotohira

On sait que l’on arrive dans la partie sacrée dès que nous ne voyons plus de magasins. En effet, il est interdit de faire du commerce dans l’enceinte d’un temple. Seuls le temple peut vendre des objets (souvent liés à la pratique des rites).

Le temple au 1500 marches.

En vérité, il n’y a que 845 marches dans le temple. Les autres sont celles qu’il faut monter pour atteindre le temple. L’entrée du temple est une magnifique allée qui permet une vraie césure par rapport au tumulte de la ville. Le calme permet de bien se concentrer pour ce qui arrive.

C’est parti pour l’ascension, avec l’échauffement des premiers escaliers dans la ville, tout se passe bien. De plus, le temple se décompose en plusieurs parties ce qui permet des pauses bienvenues au vu de la chaleur. De même, les passages dans la forêt amènent une agréable fraicheur.

Un petit temple au cours de l'ascension de Kotohira
Un joli temple rouge lors de l'ascension à kotohira
la vue des pièces au fond de la jarre

Nous croisons tout types de personnes qui montent vers le sommet du temple. Je garde le souvenir de deux dames qui n’ont pas arrêté de parler durant toute l’ascension. Souvenir spécial aussi pour l’homme qui s’entrainait pour monter et descendre toutes les marches en vue de la course annuelle (tout en s’arrêtant pour prier à chaque fois).

Kanamarusa, le théâtre de kabuki.

Le kabuki est le théâtre traditionnel japonais. IL répond à une codification assez stricte. A Kotohira, on trouve l’un des derniers théâtres de Kabuki en état de fonctionnement. Lorsqu’il n’est pas utilisé, on peut le visiter complètement. C’est même, à priori, une sortie scolaire assez populaire.

le théâtre de Kabuki, vue de la façade
La scène du théâtre de kabuki

Une fois à l’intérieur, nous pouvons découvrir la partie du public bien sûr, mais aussi la scène, les coulisses et les dessous de scène. Les points forts? La baignoire traditionnelle dans la loge de l’artiste principal et le système manuel de rotation de décor dans les dessous.

Toramaru Ryokan

Sophie a choisi ce ryokan pour son positionnement dans la ville. C’est vrai de l’emplacement à quelques dizaines de marches du temple, le choix était juste parfait.

La chambre du ryokan
les bains du ryokan
Sophie et Lilian avec la gérante du ryokan
Nous tous avec la gérente du riokan

Nous avons été accueillis par une petite dame très sympathique. Si les bains étaient super, la chambre laissait à désirer. Vieillot et poussiéreux, l’hôtel en général mériterait un coup de neuf.

Cours de fabrication des wasanbon.

Le Wasanbon est une sucrerie japonaise. Elle se fabrique que sur l’île de Shikoku et en particulièrement dans la préfecture où nous sommes, Tagawa. Sophie a réussi à trouver un cours pour apprendre à fabriquer ces petits bonbons.

La table pour l'apprentissage à la fabrication des wasambon
Les moules en bois pour la fabrication des wasambon
La photo de fin de stage pour la fabrication des wasambon

Nous voilà donc parti pour un cours particulier car nous étions les seuls inscrits. Notre professeur a fait preuve de patience et nous a bien aiguillés pour la réalisation.

Après cette pause sucrée, nous sommes partis vers Zentsuji, lieu de notre prochaine étape.

La galerie photo de Kotohira.

1 Commentaire

  1. Valérie

    On veut goûter les wasanbons à votre retour😜😋

    Réponse

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